La morale est en nous

Mai 01, 2012 0 Commentaires Général SPACE BY Pierre DECLERCQ

On a découvert la molécule de la morale

 

Pourquoi certains d'entre nous font attention aux autres et d'autres sont insensibles et cruels?  Pourquoi certains d'entre nous sont généreux et d'autres avides? Est-ce qu'une simple molécule, une seule substance chimique, peut expliquer notre comportement moral et social? C'est la thèse longuement présentée par le Wall Street Journal d'un livre à sensation qui sort aux Etats-Unis au mois de mai intitulé «The Moral Molecule» (La molécule morale). Il est écrit par le professeur d'université Paul J. Zak, qui est à la fois économiste et neurologue. Il a fondé le Centre d'études neuroéconomiques.

Selon «The Moral Molecule», un messager chimique appelé l'oxytocine joue un rôle important dans le fait que certaines personnes se préoccupent des autres et d'autres sont indifférentes, que certaines personnes trichent et volent et d'autres ne quittent jamais le droit chemin, que certaines personnes sont fidèles ou pas et que les femmes sont en général plus généreuses que les hommes.

Plusieurs études menées depuis 2001 montrent selon Paul J. Zak que quand le niveau d'oxytocine - connue auparavant surtout comme une hormone liée à l'accouchement chez les femmes - augmente, les hommes et les femmes répondent plus généreusement même à des personnes totalement étrangères. Les études réalisées font apparaître une corrélation entre la volonté de prêter de l'argent à des personnes étrangères et le niveau d'oxytocine dans le sang. Cela signifie qu'en augmentant la présence de cette hormone, on peut changer radicalement le comportement social des individus et créer une société harmonieuse ou chacun ferait attention aux autres…

Tout aussi fondamental, il n'est pas nécessaire de fournir cette hormone artificiellement ou d'avoir une relation sexuelle pour qu'elle augmente. Iil suffit pour provoquer une secrétion de oxytocine de montrer à quelqu'un qu'on lui fait confiance. «Le sentiment d'être quelqu'un a qui on fait confiance rend plus… digne de confiance».

Bien entendu, la réalité du comportement humain est extrêmement complexe et aucune hormone ne peut expliquer à elle seule le fonctionnement psychologique d'une personne qui est la conséquence d'un grand nombre de facteurs dont de nombreuses interactions hormonales. Mais l'oxytocine commande clairement notre attitude envers les autres et notre degré de compréhension et d'empathie qualifié par toutes les sociétés et civilisations comme «moral». Le corps humain est en quelque sorte programmé pour nous inciter à adopter ce comportement social.  Il est aussi programmé pour nous permettre de faire des choix et d'accorder ou non notre confiance en fonction de comportements et d'attitudes que nous décryptons souvent inconsciemment.

En tout cas, après des siècles de spéculations sur la nature humaine et comment nous choisissons entre le bien et le mal, nous commencons à connaître les mécanismes chimiques qui guident nos comportements. Nous pouvons ainsi consciemment privilégier des activités qui augmentent naturellement la quantité d'oxytocine dans notre sang comme chanter, danser ou prier. Avoir une vie sociale riche est en fait la meilleure recette pour resserrer les liens avec les autres, mais cela nous le savons tous instinctivement. La science vient simplement de conforter notre instinct.

POURQUOI IL EST IMPORTANT DE NE JAMAIS CESSER DE BOUGER…

Mars 05, 2012 0 Commentaires Pratique professionnelle SPACE BY Pierre DECLERCQ

Une étude montre que, si l'activité physique n'est pas assez importante, le taux de sucre dans le sang explose après les repas, favorisant les maladies du cœur et les diabètes de type 2. Espérant en apprendre plus sur l'impact de l'inactivité physique sur les risques de maladie, des chercheurs de l'université du Missouri ont récemment persuadé un groupe de jeunes adultes, actifs et bien portants, d'arrêter de bouger à tort et à travers. Les scientifiques savent depuis un moment que les sédentaires sont plus sujets aux maladies du cœur et aux diabètes de type 2. Mais ils n'avaient jamais vraiment compris pourquoi, car mener une étude sur l'impact d'un comportement sédentaire n'est pas facile. Comment identifier ce qui découle de l'inactivité, et non pas d'autres comportements? Dans l'étude effectuée récemment et publiée dans la revue Medicine and Science in Sports and Exercise, les chercheurs ont drastiquement réduits les pas effectués par leurs volontaires par jour, en les divisant par deux. En gros, les sujet étudiés devaient marcher au moins deux fois moins. Ils ont, par exemple, comparé leur taux de sucre dans le sang alors qu'ils vivaient normalement, et ensuite dans les conditions du test. Alors que l'American Heart Association recommande une moyenne de 10 000 pas par jour, les volontaires, eux, en effectuait dans leur vie de tous les jours environ 13 000. L'américain moyen, quant à lui, est proche des 5 000 pas... Testés pendant leur vie normale, le sang des volontaires ne subissait pas de pic de sucre après avoir mangé. Mais, pendant le test, où les volontaires ne marchaient qu'environ 5 000 pas par jour en mangeant les même choses, leur taux de sucre dans le sang explosait littéralement après le repas, avec des augmentations de près de 26% par rapport aux mesures effectuées durant leur style de vie habituel. Pour les chercheurs, c'est ne conséquence directe du manque d'activité! Ainsi, l'inactivité créerait véritablement, les conditions physiologiques favorables pour développer des maladies du cœur et du diabète de type 2. les preuves sont là. Maintenant, vous saurez pourquoi il est important de continuer à bouger! Lu sur The New York Times

La Particule de Dieu

Décembre 13, 2011 6 Commentaires Général SPACE BY Pierre DECLERCQ

La "particule de Dieu" en voie d’être identifiée ?

Une équipe de scientifiques européens serait sur le point de découvrir le boson de Higgs.

L’avancée scientifique n’est pas encore établie, mais elle pourrait être en bonne voie. Les scientifiques de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) "ont réduit la fenêtre dans laquelle ils pensent pouvoir trouver le boson de Higgs", selon le physicien français Bruno Mansoulié, un chercheur du CERN.

Le boson de Higgs (du nom du physicien qui en a postulé l’existence en 1964) est une particule capitale, car elle est la pièce manquante du Modèle standard, c’est-à-dire la théorie fondamentale de la matière qui décrit toutes les particules de l’univers. Le boson de Higgs pourrait expliquer pourquoi certaines particules ont une masse et d’autres pas, car il voyagerait entre ces différents types de particules.

Le CERN mène deux expériences pour identifier ce fameux boson. L’une d’elle consiste à faire s’entrechoquer des protons dans un immense anneau souterrain de 27 kilomètres de diamètre pour chercher des traces du boson de Higgs dans les débris faisant suite au choc. Le but n’est ni plus ni moins de tenter de recréer les conditions qui ont prévalues juste après le big bang.  En 2011, 400 milliards de collisions ont été faites par le CERN, afin d’accumuler un maximum de données pour identifier le boson de Higgs. Sa masse pourrait, selon le CERN, être comprise entre 115 et 130 gigaélectronvolts (GeV).

Le boson de Higgs est connu sous le nom de particule de Dieu, ou "The God particle", ainsi que l’avait nommé le physicien lauréat du prix Nobel Leon Lederman. Car comme Dieu, il serait partout mais de façon très élusive.

L’interaction, entre les particules ayant une masse et celles n’en ayant pas, crée trois forces, la force forte, la force faible et force électromagnétique. Une quatrième force existe, la gravité, qui pourrait être expliquée par un boson qui doit être encore découvert, le graviton.

Le vieillissement des cellules est réversible

Novembre 01, 2011 2 Commentaires Général SPACE BY Pierre DECLERCQ

Le vieillissement des cellules est réversible

Des chercheurs français ont réussi à redonner leur jeunesse à des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans, en les reprogrammant au stade de cellules souches, démontrant ainsi que le processus du vieillissement est réversible.

Ces travaux sur la possibilité d’effacer les marques de vieillissement des cellules, publiés dans la revue spécialisée Genes & Development du 1er novembre, marquent une nouvelle étape vers la médecine régénérative pour corriger une pathologie, note Jean-Marc Lemaitre de l’Institut de génomique fonctionnelle (Inserm/CNRS/université de Montpellier), responsable de ces recherches. Autre débouché important: mieux comprendre le vieillissement et corriger ses aspects pathologiques, selon le chercheur de l’Inserm.

Les cellules âgées ont été reprogrammées in vitro en cellules souches pluripotentes iPSC (pour Induced pluripotent stem cells) et ont ainsi retrouvé leur jeunesse et les caractéristiques des cellules souches embryonnaires (hESC). Elles peuvent se différencier à nouveau en cellules de tous types (neurones, cellules cardiaques, de peau, de foie…) après la cure de «jouvence» concoctée par les chercheurs.

Depuis 2007, des chercheurs ont montré que l’on pouvait reprogrammer des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes (iPSC) dont les propriétés sont similaires à celles des cellules souches embryonnaires. Cette reprogrammation à partir de cellules adultes évite les critiques sur l’utilisation de cellules souches d’embryons. Mais jusqu’alors, la reprogrammation de cellules adultes se heurtait à une limite, la sénescence, point ultime du vieillissement cellulaire.

L’équipe de Jean-Marc Lemaitre vient de franchir cette limite. Les chercheurs ont d’abord multiplié des cellules de la peau (fibroblastes) d’un donneur de 74 ans pour atteindre la sénescence caractérisée par l’arrêt de la prolifération des cellules. Ils ont ensuite procédé à la reprogrammation in vitro de ces cellules. Comme cela n’était pas possible avec la préparation classique à base de quatre facteurs génétiques (OCT4, SOX2, C MYC et KLF4), ils en ont ajouté deux autres (NANOG et LIN28).

Grâce à ce nouveau «cocktail» de six ingrédients, les cellules sénescentes reprogrammées ont réacquis les caractéristiques de cellules souches pluripotentes de type embryonnaire, ne conservant aucune trace de leur vieillissement antérieur. «Les marqueurs de l’âge des cellules ont été effacés, et les cellules souches iPSC que nous avons obtenues peuvent produire des cellules fonctionnelles, de tous types avec une capacité de prolifération et une longévité accrues», explique Jean-Marc Lemaitre. Les chercheurs ont ensuite testé leur cocktail sur des cellules plus âgées de 92, 94, 96 jusqu’à 101 ans, avec succès y compris sur les centenaires. «L’âge des cellules n’est définitivement pas une barrière à la reprogrammation», conclut-il.

Ces travaux ouvrent la voie à terme à l’utilisation des cellules reprogrammées iPS comme source idéale de cellules adultes tolérées par le système immunitaire, pour réparer des organes ou des tissus chez des patients âgés, ajoute le chercheur.

(Source AFP)

D'où l'utilité de rêvasser...

Novembre 01, 2011 4 Commentaires Général SPACE BY Pierre DECLERCQ

Rêvasser est utile et fondamental..

L’ennui n’est pas seulement un «Sahara psychologique», ce désert de la pensée comme le décrit le poète russe Joseph Brodsky, c'est aussi et surtout «une fenêtre» qui nous ouvre des voies et nous incite à la rêverie. Or cette rêverie, selon Wired, est plus essentielle qu’on le pense puisqu’elle est une importante source de créativité intellectuelle et artistique.

La rêverie que Freud considérait comme une forme de pensée «infantile» et d’adonnation à la paresse, souvent mal vue dans nos sociétés actuelles «obsédées par l’efficacité», occupe pourtant près de la moitié de notre temps selon une étude [PDF]réalisée par Daniel Gilbert et Matthew A. Killingsworth, des psychologues de l’Université d’Harvard et décrite par le Scientific American.

Les deux chercheurs ont mis au point une application iPhone qui a permis de contacter près de 2.250 volontaires à des moments aléatoires. Une fois contactées, les personnes devaient dire ce qu’elles faisaient et décrire leur état d’esprit. Les deux psychologues ont ainsi montré que nous passons en moyenne 46,9% de notre temps à rêvasser.

Une autre étude effectuée en 2009 a essayé de décrire l’activité cérébrale pendant ces moments de rêveries. Les deux auteurs, Kalina Christoff et Jonathan Schooler, montrent que la rêverie, qu’on commence «sans effort et si facilement», correspond en quelque sorte au «mode par défaut» du cerveau. Au lieu d’être une activité vide et insignifiante, la rêverie est un mode de pensée naturel à mi-chemin entre le rêve et la réflexion consciente.

Une équipe de chercheurs australiens vient par ailleurs de comparer 17 patients en état végétatif persistant (UWS), avec 8 personnes en état de conscience minimal (MCS) et 25 personnes présentant un bon état de santé. En observant les différences de l’activité cérébrale dans les trois groupes, ils ont ainsi remarqué que les patients atteints de MCS et d’UWS ne parviennent pas à «désactiver» ce mode naturel contrairement aux gens normaux. Selon Wired, cela suggère qu’ils sont enfermés dans une rêverie permanente, et qu’ils ne peuvent pas être attentifs au monde extérieur.

Laisser l’esprit vagabonder n’est pas improductif, et permettrait même d’être plus créatif, comme l’affirme Jonathan Schooler. Il distingue en fait deux types de rêveurs, ceux qui ne s’en rendent pas compte à moins qu’on leur signale, et ceux qui en ont conscience. Et selon ses résultats, seuls les rêveurs conscients de leur rêverie sont plus créatifs. Mais encore faut-il être capable de s’en souvenir ou de les noter quand de nouvelles idées arrivent…

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